Mieux vaut tard que jamais

Premier article sans photo à ma souvenance, un des rares articles aussi cours pour ceux qui me taquinent parfois en me disant que mes écrits sont toujours trop longs.

Je n'ai jamais réellement compris pourquoi j'en étais venu à créer ce contenant de pensées propres ayant toujours pour fin ultime d'être exposé aux yeux du monde. Mais par contre je sais pourquoi j'y mets un terme aujourd'hui. Comme certains le disent et tentent par la même occasion de s'en convaincre, on espère que l'on fait un blog d'abord pour soi, ensuite pour autrui, mais si cela était totalement vérace, si nous avions pour unique besoin celui de satisfaire notre personne nous pourrions le faire, feuille blanche à l'appui et plume en main, dans un autre cadre que celui de l'univers incohérent des blogs.

En tout cas ces quelques articles écrits avaient pour but de vous faire partager certaines choses, cela à été dans presque l'entiereté des cas un échec total, je m'en retire alors avec cette envie exhibitionniste d'écrire enfin tarie, ou tout au moins pour le moment.

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 04:48

Attrape moi si tu peux

Attrape moi si tu peux
Faire comme Descartes, remettre un jour tout en question, faire "table rase" même des choses en lesquelles on essayait de s'efforcer de croire. Génération égoîste dont la vision de l'amitié n'est plus qu'essentiellement consumériste. Il faut tout leur donner sans jamais rien attendre en retour, impression dérangeante de constater qu'il serait normal pour eux que tout leur soit dû. Comment trouver la personne qui enfin ne nous décevra pas une fois que on lui aura tout donné, que l'on se sera livré corps et âme? L'amitié est un don de soi, on se doit à la fois tout comme on ne se doit rien, là est sa spécificité.

Mais les gens on souvent pour principal intérêt de se sentir entouré, peut importe les personnes tant qu'elles sont en nombre. Ils ne prennent de nouvelles de vous que lorsqu'ils ont comme un besoin de votre personne pour l'activité à laquelle il souhaite s'adonner. Vous n'êtes alors au final plus qu'assimilé à un objet possible de manipuler à sa guise quand l'envie s'en fait sentir, et de reposer, voir de jeter une fois que ce pour quoi vous aviez été choisit n'est plus.

Génération zapping, ils ne prennent plus le temps de vous comprendre quand vous allez mal, il faudrait que tout aille toujour bien, que vous ne leur posiez jamais de question, que votre amitié ne se limite en réalité qu'à une relation superficielle. Alors quand vous avez besoin d'eux ils s'effacent en invoquant de multiples excuses, et surtout faisant encore une fois preuve d'un égoisme incommensurable. Alors ils décident que vous devenez trop compliqué, que votre personnalité demande trop d'implication, trop d'efforts; ils cherchent des relations simples, ils veulent que tout soit simple, mais ils ne comprennent pas que quand tout est toujours trop simple c'est aussi parfois que tout n'est pas toujours vrai et fort.

Alors faudrait il abandonner sa personnalité, le fait d'être entier, vrai, sincère et d'une conscience morale sans borne pour enfin être accepté de manière durable et vue comme quelqu'un de "simple", qui ne se complique pas la vie, qui est "cool". A mort l'abandon de valeurs, à mort cette société où l'on ne doit plus en rien faire don de sa personne, où l'on doit toujours rester à distance.

Tout est au final question de point de vue, de caractère, de choix de vie. Avoir vécue en se sentant entouré ou avoir vécue en ayant été entouré? Avoir vécue entouré de connaissances que l'on prennaient pour ses amis ou avoir vécue entouré d'amis?

Comme le dit Jankélévitch: "Plus il y a d'être, moins il y a d'amour. Moins il y a d'être, plus il y a d'amour. L'un compense l'autre. Le problème scabreux de la vie morale ressemble à un tour de force, mais on réussit ce tour de force presque sans y penser quand on aime: c'est répétons-le, de faire tenir le maximum d'amour dans le minimum d'être et de volume, ou à l'inverse de doser le minimum d'être ou de mal nécessaire compatible avec le maximum d'amour".

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 07:38

Modifié le lundi 23 juillet 2007 06:06

Parce que l'amour déplace des montagnes..

Parce que l'amour déplace des montagnes..
Encore et toujours elle, insatiable non confiance en moi qui m'amène, quand j'aime, à étouffer, emprisonner. Peur omniprésente de la fuite de l'autre de par la sensation que l'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté. Paradoxe autodestructeur qui amène celui qui ne veux que le bien et le bonheur d'une personne à lui amener tracas et peines. Face au mur plus d'alternative si je ne veux pas réitérer une moitié d'année aux jours longs et maussades de par l'absence d'une personne qui a un rôle prépondérant dans ma vie.

Alors aujourd'hui je crois que j'ai enfin pris la claque de trop pour continué à m'apitoyer sur mon sort, je vais faire à la fois pour elle, mais surtout pour moi ce qui sera peut être l'élément déclencheur d'une vie où les questions futiles et une peur omniprésente de chaque chose ne seront plus que passé dans un morceau de vie qui m'aura permis de devenir l'être complexe que je suis mais qui ne s'attardera pas, pour me faire goûter, enfin, aux joies d'une vie vécue.

Alors biensûr j'aurais besoin de ton aide car cela me ronge depuis maintenant plus de 19 ans et cette avancée ne pourra être accomplie que si je sens des bases solides m'appuyer. Laisse moi juste un peu de temps, là est mon unique requête, du temps sans t'éloigner pour de par la suite nous permettre d'avancer encore comme nous le faisons déjà si bien mais parfois avec des bas comme dans toute relation de cette intensité.

Je suis là...

# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:37

Modifié le lundi 25 juin 2007 06:08

Paradoxal

Paradoxal
Sans aucun doute, nous aimons l'amour. Même si l'homme n'a jamais cessé de l'épier, de le chanter, de l'espérer ou de le fuir, l'amour reste toujours à découvrir, à réapprendre, lui qui, à la seconde où il nous comble, persiste à nous échapper, sentiment fugace et éternel.

Qu'est vraiment l'amour? Un sentiment, ou plûtot une énergie pure déposée là, dans un repli du temps...
Puise-t-il ses forces dans l'espérance, ou trouve-t-il son expression la plus joyeuse quand il n'attend aucune réponse de l'être aimé?

Mais finalement peut on concevoir un amour heureux? Dans ma conception des choses il ne peut y en avoir, puisque j'aime ce que je n'ai pas et je souffre de ce manque... Comme le disait Platon: "Ce que nous n'avons pas, ce que nous ne sommes pas, ce dont nous manquons, voilà les objets du désir et de l'amour".

En revanche si c'est Spinoza qui a raison, si "l'amour est une joie qu'accompagne l'idée de sa cause", si aimer c'est se réjouir de ce qui est, et non souffrir de ce qui manque, alors il n'y a pas d'amour malheureux. L'amour est une joie, et la joie est le contenu même du bonheur.
Ce sont la en réalité deux façons différentes d'aimer. Evidemment nous commençons toujours par la première.

Il y a donc deux types d'amour: l'amour qui prend, le manque; et l'amour qui se réjouit, qui donne. Mais d'évidence le chemin de la vie consiste à passer, le plus que nous pouvons, de l'amour qui manque ( en nous interdisant d'être heureux puisque nous n'aimons que ce que nous n'avons pas), à l'amour qui se réjouit, qui donne, qui est le bonheur lui même.

Comme le dit Alice Chalanset: "Ainsi se vit et s'exprime le paradoxe de l'amour; se rejoindre vraiment, créer de la proximité, cela suppose l'aménagement et le maintien d'un espace pour le désir, et le désir inclut la distance, la privation, l'intervalle"

Je t'aime prisonnière...

# Posté le samedi 02 juin 2007 06:22

Modifié le samedi 02 juin 2007 07:36

Try to the difference

Try to the difference
Toujours un poil trop, quelques fois pas assez, souvent dans les extrêmes, tout m'échappe du fait d'un idéalisme et d'une recherche de la perfection presque sans bornes.

Pourquoi un tel besoin, pourquoi une accessibilité si compliquée à ce souhait?

Les unes après les autres elles se dérobent, peu me plaisent mais toutes restent indifférentes et me passent à côté comme elles le feraient aux cotés d'une chose commune à la saveur trop atténuée. Sans doute trop sensible, trop vrai, il m'échappera toujours les raisons ultimes de certaines pratiques, l'envie étrange de certaines filles. Pourquoi beaucoup d'entre elles préferent sentir comme une non affection de la part de leur régulier, pourquoi ne sont elles pas partisanes des règles de bien séance, pourquoi ne faut il pas leur montrer au premier abord qu'elles nous plaisent à nous en tordre le ventre?

Etre passé en une année du statut de "gros" au statut de mec "mignon" fait toujours dire les gens que je devrait me complaire dans la situation qui m'est donnée actuellement. Mais ce que les gens ne comprennent pas à mon égard c'est que je ne souhaite pas que l'on dise de moi: "il est beau ce gars!!", mais qu'une fille qui me plaira un jour professe ces paroles.

Efforts produits en vain, je ne suis aux yeux de celle que j'aimerais conquérir qu'au rang numéro 118 sur la liste d'attente.

Aucune de mes requêtes n'est acceptée, elle est évasive, ne me contactera jamais si je ne le fais pas...alors pourquoi continuer dans un tel cercle vicieux? Comme si l'amour était la représentation pure d'une vie ou je ne fais que courir à ma perte.

Dans une vie où la confiance n'est pas là mais où je vise toujours trop haut par rapport à ce qu'il me serait possible d'atteindre, de conquérir.
L'amour demande peut être au travers de la séduction trop d'artifices que je ne possède pas, et qu'il m'est impossible d'acquérir l'espace d'une conquête.

Rêve utopique d'être accepté pour ce que l'on est. Rêve d'un renversement des canons de beauté, que ces filles qui font salivées toute la gente masculine s'arrêtent un jour sur d'autres points que la beauté et la pseudo gentillesse que ces gars craquants (qui savent bien evidemment qu'ils le sont) parviennent à arborer l'espace de quelques mois au maximum avant de revenir à leur nature propre. Mais la fille recherchée n'est pas là, elle doit être intéressante, vraiment intéressante et ne pas centrée sa vie autour de son petit fessier.

(Et je ferais juste ici un petit excursus sur un commentaire représentatif de nombreux autres que je reçois et disant en substance: "trop profond ce que tu dis". Je dirais à cette personne, et par la même occasion à toutes celles qui ont laissées, qui laissent et qui laisseront des commentaires similaires que je ne cherche en rien à être profond; mais aussi que je n'oblige en rien ces personnes à venir consulter mon blog. Je ne comprends décidément pas ces gens qui blâment mes productions mais qui viennent tout de même régulierement voir si rien de nouveau n'aurait été par le plus grand des hasards publié.)

# Posté le mercredi 09 mai 2007 11:51

Modifié le lundi 21 mai 2007 11:30